À Fribourg, la diversité des opinions existe-t-elle encore ? Je n’en suis plus vraiment sûr.
Dès l’année prochaine débutera le dossier politique le plus important pour notre pays depuis 1992 : voulons-nous nous lier davantage à l’Union européenne sur le plan institutionnel ? Voulons-nous abandonner une part non négligeable de notre souveraineté en faveur d’un organisme supranational (l’UE) défaillant ? Voulons-nous de ce nivellement politique par le bas ?
Pour ma part, c’est non.
Mais qui ose, dans le canton de Fribourg (et même en Romandie), avoir un regard ne serait-ce qu’un tout petit peu critique sur ces accords ?
Malheureusement, pas notre apprécié journal régional La Liberté, qui publie mois après mois, sous sa rubrique « Opinion » — qu’elle pourrait rebaptiser « Propagande » — les écrits du propagandiste en chef Gilbert Casasus, professeur émérite en « études européennes » au sein de la non moins pro-européenne université de Fribourg.
Le professeur affirme dans sa diatribe d’aujourd’hui, 13.11.2025, avec la condescendance du professeur aigri, en traitant les UDC « d’ignorants », que — et ce n’est qu’un exemple — il n’y aurait pas de fonctionnaires européens qui viendraient en Suisse.
Donc : pas de fonctionnaires européens en Suisse ? Visiblement, le professeur retraité n’a pas pris la peine de lire les plus de 2000 pages de cet accord qui soumettra la Suisse.
Je vous donne juste un extrait ressortant du Pacte 12, art. 11, page 25 : 2. « Les agents des institutions et organes de l’Union, notamment de la Commission européenne et de la Cour des comptes européenne, ainsi que les autres personnes mandatées par la Commission européenne, doivent obtenir un accès approprié aux sites (…) » 3. « La Suisse n’empêche et n’entrave pas le droit d’entrer sur le territoire suisse ou d’accéder aux locaux des agents ou autres personnes visées au paragraphe 2, en vue de l’accomplissement des missions décrites dans le présent article. »
Je vous laisse juger.
Et j’espère que nos médias régionaux — en particulier La Liberté – François Mauron – qui affirme régulièrement être indispensable pour informer la population objectivement et de manière neutre — cesseront d’être le porte-parole des pro-européens et informeront aussi les Fribourgeois et Fribourgeoises (et toute la Suisse romande) des très nombreux inconvénients et défauts de ces accords de soumission à l’UE.
Sur ce, très bonne journée 🙂 .
Nicolas Kolly, Conseiller national SVP Schweiz
